David Garneau
Regina
Canada
gracieuseté de l'artiste
CENTRE DE COMMERCE MONDIAL DE MONTRÉAL
747 Rue du Square-Victoria, Montréal, QC H2Y 3Y9

Biographie

David Garneau, Métis (autochtone), est professeur d’arts visuels à l’Université de Régina, Alberta. Sa pratique comprend la peinture, la conservation et l’écriture critique. Il a récemment été commissaire de Kahwatsiretátie : La Biennale d’art autochtone contemporain (Montréal) avec l’aide de Faye Mullen et de rudi aker ; il a été co-conservateur, avec Kathleen Ash Milby, de Transformer : Native Art in Light and Sound, National Museum of the American Indian, New York ; With Secrecy and Despatch, avec Tess Allas, pour le Campbelltown Art Centre, Sydney, Australie ; et Moving Forward, Never Forgetting, avec Michelle LaVallée, à la Mackenzie Art Gallery, Regina.

Démarche et œuvres exposées

En partie à cause de son héritage autochtone, l’héritage animiste de l’artiste refait surface de manière surprenante dans sa démarche. Dans ses dernières séries, l’artiste est fasciné par les animaux morts sur la route. Son travail commence ainsi par une interrogation sur la complexité de leur statut ontologique. Que sont-ils, des déchets sans utilité, des corps abjects ? En tout état de cause ces morts sans éclat ouvrent sur de multiples significations. Si la vue d’un animal tué sur la route suscite généralement de la répulsion, certains éprouvent également de la sympathie, voire une empathie plus profonde. Cependant ce qu’elle évoque à l’artiste c’est le souvenir d’un soi sur la route à la suite d’un accident et d’un soi témoin des accidents de la route. Pour l’artiste « anthropomorphisme » est un terme trop faible pour décrire le lien affectif qui s’établie entre l’artiste et l’animal. Il cherche à saisir ce lien qui selon les cosmogonies autochtones, unit chaque être vivant.

Deer, Lost, Entrancing Birds, Another Mystery (2006)

Au travers des peintures, David Garneau nous introduit à son univers coincé à la frontière des mondes. L’artiste parle du trouble qu’il éprouve face aux animaux morts sur les bords de route. David confesse être ému aux larmes devant chaque corps déchiqueté par des pneus, brisé par des pare-chocs ou assommé par des pare-brise. Ces larmes disent les legs animistes de sa cosmogonie autochtone, car la séparation avec le monde animal que fait sa part occidentale, sa part autochtone ne la fait pas.

Œuvres par l’artiste

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