Nadia Myre
Montréal
Canada
CITÉ INTERNATIONALE – OACI
950 Rue du Square-Victoria, Montréal, QC H3C 6J7

Biographie

Née en 1974 à Montréal, Nadia Myre est d’origine algonquine et membre de la nation Kitigan Zibi Anishinaabeg. En 2017-2018, le Musée des beaux-arts de Montréal consacrait une première exposition monographique à son œuvre.

Diplômée de l’Université d’art et de design Emily-Carr (1997), titulaire d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia (2002), Nadia Myre est récipiendaire de nombreux prix, notamment le Prix de la Commission autochtone de la Walter Phillips Gallery du Banff Center for Arts (2016), le Prix Sobey pour les arts (2014), le Prix Pratt and Whitney Canada Les Elles de l’art, remis par le Conseil des arts de Montréal (2011), et une bourse du Eiteljorg Museum of American Indians and Western Art (2003).

Artiste multidisciplinaire, elle utilise la participation du public comme stratégie pour amorcer un dialogue sur l’identité, la résilience et les politiques d’appartenance.

Démarche et œuvres exposées

Pour décrire la démarche artistique de Nadia Myre, lors de son investiture au rang de compagnon des arts et des lettres du Québec, Geneviève Picard dit ces mots d’une grande justesse: « S’inspirant des objets traditionnels, des symboles et du savoir-faire des peuples autochtones pour revisiter leur histoire et leurs luttes, les œuvres de Nadia Myre sont conceptuelles et viscérales. Elles incitent autant à la réflexion qu’à la contemplation. Fondée sur la rencontre, sa démarche de création sollicite la participation du public pour amorcer un dialogue sur l’identité, la résilience, l’appartenance, la mémoire, le désir et la perte. »

Pour ceux qui ne peuvent pas parler, la terre, l’eau, les animaux et les générations futures (2013)

Cette œuvre est autant un appel au respect et à la dignité des peuples autochtones du Canada qu’une puissante déclaration politique. Produite à suite de la déclaration du 11 janvier 2013 des kokoms (grands-mères) algonquines sur la colline du Parlement qui dénoncent, une loi inique qui introduit la possibilité de vendre les terres à l’intérieur des réserves alors que les autochtones, par décret, ne peuvent pas les posséder (propriété de la couronne). Inspirée par cette fameuse déclaration, l’artiste convoque par ailleurs dans son œuvre les codes formels en usages dans les ceintures de wampum. Objets diplomatiques et spirituels, ceux-ci régulaient les échanges et les accords entre et dans les nations autochtones bien avant l’arrivée des colons. Avec intelligence, l’artiste nous signifie que les lois et les traités sont des objets culturels et que si leur projet est de réguler les rapports sociaux entre et dans les peuples, ils sont toujours en contexte et depuis une manière d’habiter le monde qui par essence n’est pas universelle. Myre nous invite ainsi à interroger notre système de valeurs culturel et ses zones d’ombre.

Œuvres par l’artiste

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