Richard-Viktor Sainsily Cayol
Guadeloupe
France
gracieuseté de l'artiste
CITÉ INTERNATIONALE – OACI
950 Rue du Square-Victoria, Montréal, QC H3C 6J7

Biographie

Richard-Viktor Sainsily-Cayol est un artiste visuel multimédia et scénographe urbain, vivant en Guadeloupe. Diplômé de l’ENSBA (Beaux-Arts de Paris), ancien élève de l’ENSAD (Arts Déco de Paris), il a étudié la photographie à l’American Parson’s School of Photography, et l’histoire de l’art à l’université Panthéon-Sorbonne à Paris.

Depuis 1981, ses œuvres voyagent, notamment en République Dominicaine, (lVe Biennale d’Art Contemporain en 2001 et 1ère Triennale de la Caraïbe en 2010), à Cuba (XIIIe Biennale de La Havane 2019), en France (Espace Carpeaux 1992) , en Italie (XIe Biennale de Florence en 2017), au Sénégal (XIe Biennale de Dakar 2014), au Japon (Kobe 1985).

Son travail a été récompensé par le Prix de l’innovation à la Triennale d’Art Contemporain de la Caraïbe (2010); le « prix de l’installation » à la Biennale d’Art Contemporain de Florence en Italie (2017).

Démarche et œuvres exposées

Le travail de Richard-Viktor Sainsily-Cayol thématise la «blessure coloniale» perpétuellement latente dans tous les espaces des Caraïbes. Émergeant de référents autochtones et des archives de la mémoire collective, son travail se fonde sur une poétique déconstructive, s’érigeant à l’encontre de toute lecture univoque ou homogénéisation de l’histoire. Il assume l’auto-façonnement des identités, forgées au fil des siècles dans les déplacements, les tensions transculturelles asymétriques et les échanges. Cette démarche s’opère dans un processus d’hybridation que ses vidéo-peintures et installations reconnaissent et valident. (JMNF).

Grands Crus 3.0

Cette installation dit la violence de vécus et la résilience des identités afrodescendantes et africaines. Mais elle dit aussi les injustices de notre paysage consumériste contemporain. Disposés en un empilement triangulaire, des fûts de bois percés symétriquement de 180 pointes de laiton évoquent, par son aspect sado-masochiste, la violence du commerce triangulaire et de la traite négrière.

Depuis l’Europe des fûts servant de ballast étaient chargés de bibelots et d’armes puis troqués sur le continent africain contre une marchandise humaine. Enfin, les esclaves débarqués des cales des navires négriers étaient remplacés par la production d’épices qui reprenaient leur route vers l’Europe.

L’installation nous engage ainsi à porter attention au socle de notre univers consumériste et nous interpelle sur le fait que les déshumanisations, passées comme présentes, autorisent d’injustes exploitations. Grand cru 3.0, nous parle de notre monde actuel et des humanités de fond de cale affectées à la transformation et au raffinement des produits de consommation qui rendent nos vies occidentales si confortables.

Œuvres par l’artiste

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